Huile de sésame, vinaigre de riz : les 5 fonds de placard indispensables

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Garde-manger
Publié le
21 mai 2026
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5 min
Huile de sésame, vinaigre de riz : les 5 fonds de placard indispensables
Cinq produits de base bien choisis suffisent pour cuisiner asiatique au quotidien : lesquels acheter, à quel prix, et comment les employer.

On peut cuisiner chinois, japonais ou coréen toute la semaine avec cinq flacons bien choisis. Encore faut-il acheter les bons, car chaque catégorie a son piège.

Huile de sésame : un assaisonnement, pas une huile de cuisson

La bouteille qui nous intéresse est l'huile de sésame grillé, brune, au parfum puissant de graine torréfiée. Elle s'ajoute en fin de cuisson ou à cru, quelques gouttes suffisent : sur un bol de riz, dans une sauce à raviolis, sur des épinards blanchis à la coréenne. Chauffée fort, elle brûle et vire à l'amer. L'huile de sésame claire, non grillée, vendue en magasin bio, est un autre produit, quasi neutre : ne payez pas un parfum qu'elle n'a pas. Kadoya (Japon) est la référence facile à trouver, autour de 5 euros les 300 ml. Conservation à l'abri de la lumière, au frigo l'été.

Vinaigre de riz : la douceur qui équilibre

Moins acide que le vinaigre de vin, légèrement sucré, le vinaigre de riz équilibre les sauces (nuoc cham, sauce à gyoza), assaisonne le riz à sushi et détend une marinade. Deux pièges à l'achat : le « vinaigre pour sushi » déjà additionné de sucre et de sel, pratique mais limitant, et les premiers prix coupés à l'acide acétique. Un Mizkan ou un Marukan pur riz coûte 3 à 5 euros et fait tout. Le vinaigre noir chinois de Zhenjiang, malté et fumé, est le complément de luxe pour les raviolis et les plats braisés.

Placard complet : les trois qui restent

Troisième pilier, une sauce soja claire de fermentation naturelle, déjà traitée en détail dans ces pages. Quatrième, le mirin, ce condiment sucré à base de riz qui donne le brillant et la rondeur des sauces japonaises : prenez un hon mirin (vrai mirin, environ 14 % d'alcool) plutôt qu'un aji mirin au sirop de glucose. Cinquième, une pâte de piment structurante selon vos goûts : gochujang coréen, doubanjiang du Sichuan ou sambal oelek indonésien. Une seule suffit pour démarrer, elle signera vos plats.

Cinq bouteilles honnêtes battent vingt flacons médiocres : chaque produit doit gagner sa place par l'usage, pas par la collection.

Récapitulatif du placard minimal :

  • huile de sésame grillé (finition uniquement)
  • vinaigre de riz pur, sans assaisonnement ajouté
  • sauce soja claire de fermentation naturelle
  • hon mirin et une pâte de piment au choix

Budget total : 20 à 30 euros en épicerie asiatique, pour des mois d'utilisation. À partir de cette base, chaque ajout (dashi en granulés, sauce huître, vin de Shaoxing) vient combler un besoin précis rencontré dans une recette, et non l'inverse. C'est la méthode la plus sûre pour un placard qui sert vraiment, semaine après semaine.

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La rédaction
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